Les conséquences de la covid-19 dans le monde .

Aucun enfant ne devrait se demander s’il va manger demain. Pourtant, la COVID-19 va précipiter 140 millions d’enfants supplémentaires sous le seuil de pauvreté.

Les gouvernements doivent investir en priorité en faveur des enfants, notamment en réalisant des transferts en espèces pour chaque enfant – et réinventer des manières de soutenir les enfants les plus vulnérables.

          La pandémie de Covid-19 a fait basculer 114 millions de

          personnes dans l’inactivité et le chômage.

          l’Organisation internationale du travail estime que la

         crise sanitaire s’est traduite par la perte de l’équivalent

         de 255 millions d’emplois à plein temps.

La situation humanitaire au Yémen 

Guerre au Yémen. « Le pays a perdu plus de deux décennies de développement », alerte l’ONU

La guerre dévastatrice qui fait rage au Yémen depuis six ans et qui a fait des dizaines de milliers de morts et des millions de déplacés risque de faire du pays un « État non viable » et « très difficile à reconstruire » alerte l’ONU.

La guerre dévastatrice risque de faire du Yémen un État non viable et très difficile à reconstruire, alerte dimanche un haut responsable de l’ONU, à la veille d’une conférence internationale de donateurs visant à éviter une famine à grande échelle.

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés tandis que des millions d’autres personnes souffrent de la faim. Après plus de six ans de guerre, ce pays pauvre de la péninsule arabique connaît la pire crise humanitaire au monde, estime l’ONU.
L’économie du pays s’est effondrée, son système de santé a périclité et d’innombrables enfants restent privés d’éducation, certains ayant même été recrutés pour combattre.

« La guerre doit s’arrêter maintenant »

La guerre doit s’arrêter maintenant. Les Yéménites ont suffisamment souffert, martèle Auke Lootsma, le directeur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) au Yémen, lors d’un entretien avec l’AFP.
Le pays est aujourd’hui confronté à la pire crise de développement du monde, souligne-t-il, exhortant les donateurs à fournir rapidement une aide financière conséquente lors d’une conférence virtuelle coorganisée lundi par l’ONU, la Suisse et la Suède.
Le Yémen a perdu plus de deux décennies de développement et est certainement l’un des pays les plus pauvres, voire le plus pauvre du monde actuellement, étant donné les indicateurs de développement négatifs que nous observons, avertit Auke Lootsma.

L’ONU lance un appel aux donateurs

Si on continue ainsi, le Yémen sera un pays très difficile à reconstruire. Si d’autres biens sont détruits et que les gens deviennent de plus en plus pauvres, alors le pays deviendra presque comme un État non viable, ajoute-t-il.

Avec la crise économique mondiale provoquée par la pandémie de Covid-19, les financements de l’aide humanitaire ont gravement manqué au Yémen en 2020. L’ONU espère recueillir lundi quelque 3,85 milliards de dollars (environ 3,18 milliards d’euros) auprès des donateurs.
L’année dernière, elle n’avait reçu que 1,9 milliard de dollars, soit la moitié de la somme nécessaire pour venir en aide aux deux tiers des 29 millions d’habitants dans le besoin.
La communauté internationale devrait se rassembler autour du Yémen et faire beaucoup de promesses de dons qui nous aideront à prévenir une famine généralisée, insiste Auke Lootsma.
Selon lui, en 2020, le PNUD a dû donner la priorité à certains programmes et réduire le nombre de bénéficiaires.
Il est important de comprendre que la famine au Yémen est en grande partie liée aux revenus, donc ce n’est pas nécessairement une situation où la nourriture n’est pas disponible, a-t-il souligné.

La moitié de la population confrontée à la faim

Les Yéménites ne sont pas vraiment en mesure de se permettre un panier alimentaire minimal ou un approvisionnement alimentaire minimal donnant assez de nourriture à un foyer pour survivre la journée, explique le responsable onusien.
Selon l’ONU, plus de 16 millions de Yéménites, soit environ la moitié de la population, seront confrontés à la faim cette année. Près de 50 000 d’entre eux se trouvent déjà dans des conditions proches de la famine et quelque 400 000 enfants de moins de cinq ans pourraient mourir de malnutrition aiguë.

                                                           

                                                                   

YÉMEN : COMMENT AGIRE FACE À UNE CRISE HUMANITAIRE D’UNE TELLE AMPLEUR ?